À propos

X-Manifesto

Ce site n’a pas vocation à constituer une ressource sur l’autisme des femmes adultes. Il a pour objectif de partager des ressentis et réflexions personnelles d’une femme autiste de 50 ans, à travers le prisme spécifique de la génération perdue telle que décrite par  Lai et Baron-Cohen.

À bien y réfléchir, il y a quelque chose de l’ordre du politique dans l’intime bouleversement du diagnostic tardif, tellement tardif que l’on ne se sent même pas appartenir à la génération perdue, mais à une génération manquante ; et chaque jour qui passe depuis le diagnostic, d’explorations de soi en relectures d’une vie, on se demande quelles parts de nous-mêmes pourront être (re)trouvées et au prix de quelles luttes, puisqu’au final il semble qu’à bas-bruit ou dans le vacarme, notre vie entière fut un combat perdu.

À propos de moi

Pour résumer, je suis :

  1. enfin vieille, enfin libre, enfin peinarde
  2. une relique de la GenX
  3. féministe
  4. autiste et TDAH (AuDHD comme disent les jeunes)
  5. thérapeute ; mais comme beaucoup de femmes AuDHD de ma génération, j’ai affronté des difficultés professionnelles qui m’ont obligée à bifurquer. Pour survivre financièrement d’abord, et pour essayer de me rapprocher de moi-même ensuite, bien qu’à l’époque je ne me sois pas autorisée à nourrir consciemment cette ambition-là. J’estime avoir eu de la chance, j’y suis arrivée en n’exerçant finalement que 3 professions en 30 ans. À 45 ans j’ai quitté mon connard d’ex-mari, j’ai divorcé et après avoir survécu aux huissiers, au SSPT et à la mort de George Michael, j’ai enfin pu faire ce qui comptait vraiment.
  6. pas super copine avec les charlatan.e.s au sens de l’article R4127-39 du code de la Santé publique
  7. raide dingue de mes chats, de mon boulot, de la cuisine, de l’humour de merde, de mon mari (oui, j’en ai un nouveau) et des années 80, pas forcément dans cet ordre.