Ce site n’a pas vocation à constituer une ressource sur l’autisme des femmes adultes. Il a pour objectif de partager des ressentis et réflexions personnelles d’une femme autiste de 50 ans, à travers le prisme spécifique de la génération perdue telle que décrite par Lai et Baron-Cohen. À bien y réfléchir, il y a quelque chose de l’ordre du politique dans l’intime bouleversement du diagnostic tardif, tellement tardif que l’on ne se sent même pas appartenir à la génération perdue, mais à une génération manquante ; et chaque jour qui passe depuis le diagnostic, d’explorations de soi en relectures d’une vie, on se demande quelles parts de nous-mêmes pourront être (re)trouvées et au prix de quelles luttes, puisqu’au final il semble qu’à bas-bruit ou dans le vacarme, notre vie entière fut un combat perdu.